Le 17 août 1948, la quiétude de la station thermale d’Allevard est brisée par un accident de la circulation. Le destin de Paul BOURNE, brigadier des Eaux et Forêts, croise tragiquement celui de la jeune Francine LESAGE, une enfant de passage. Retour sur ce drame à travers les archives de la gendarmerie et de la presse.
Les protagonistes
Francine LESAGE est une enfant de six ans, native de Pont-Audemer dans l’Eure. Elle réside à Lille, dans le Nord, avec ses parents.
Au moment des faits, Francine est en villégiature avec ses parents à Allevard. La famille séjourne à l’hôtel de la Gare.
Paul BOURNE, âgé de quarante-six ans et originaire de Villard-de-Lans, est un père de famille résidant à Allevard. Il exerce la profession de brigadier des Eaux et Forêts et se trouve au volant de son coupé Peugeot lors de l’accident.
Chronique d'une collision inévitable
Vers 18 h 30, Paul BOURNE descend la Nationale 525 depuis la Chapelle-du-Bard. Témoins et traces de freinage concordent : sa vitesse est modérée. Devant l’hôtel de la Gare, un groupe de piétons encombre la chaussée. Paul BOURNE klaxonne, s’écarte sur la gauche pour les contourner.
C’est l’instant critique. Francine, qui jouait dans le jardin de l’hôtel, surgit sur le trottoir et s’élance pour traverser. Malgré un freinage désespéré, le choc projette la fillette au sol.
Secours et constatations
La petite Francine est transportée dans le restaurant de Monsieur DELPERRIER et allongée sur une table. Le docteur LAGIER lui prodigue les premiers soins avant de décider son transfert d’urgence vers un établissement hospitalier de Grenoble.
Sur les lieux, les gendarmes procèdent aux constatations techniques pour déterminer les circonstances du drame. Ils relèvent des traces de freinage nettes s’étirant jusqu’au point d’arrêt du coupé Peugeot. Un cercle de sang, situé sur la partie gauche de la chaussée, marque précisément le point d’impact. Enfin, l’examen mécanique confirme que le véhicule de Paul BOURNE était en parfait état de fonctionnement.
Un bilan lourd
Un article du journal « Le réveil » du 18 août 19483 relate l’accident.
Conclusion
Cet accident de la route, documenté par la gendarmerie et la presse locale, rappelle la soudaineté avec laquelle un parcours de vie peut basculer. Pour le généalogiste, ces faits divers sortent les ancêtres de l’anonymat des listes nominatives pour révéler leur humanité, entre tragédie et fatalité.
Sources
Archives départementales de l’Isère – Cote 53 M 26
Cet article a été rédigé dans le cadre de l’atelier blog CLG-Formation.
Thème du mois de juillet 2026 : un accident.